Cellarius, fabricant en bijouterie Strasbourgeois.

Ce fabricant mérite bien un article, en effet il fait partie des rares bijoutiers qui perdura à travers le temps, dans cette région Alsace qui fut plutôt mouvementé par rapport aux trois guerres, et qui devint Allemand deux fois, pendant la période traitée.

Mes recherches à travers les archives de Strasbourg dans l’annuaire d’adresses de la ville, de 1874 à 1953, me permette de retracer en partie seulement l’activité en bijouterie sur la ville pendant cette période, des publicités me donnent elles aussi des informations intéressantes, en voici certaines sur ce fabricant en particulier.

Fondée en 1872, par Conrad Cellarius (cette date apparaît dans une publicité de 1908), il paraît pour la première fois dans l’annuaire en 1878, au 6 rue Schlauchgasse, (rue de l’Outre) à cette époque il y avait 30 bijoutiers dans l’annuaire.

Comme beaucoup d’atelier et de commerces à l’époque, il eut de nombreux changements d’adresses, je vous les indiquerait un peu plus tard, sa première insertion publicitaire fût en 1888, soit 10 ans après sa première présence dans le bottin, ce qui laisse penser que les pubs même à l’époque étaient déjà très coûteuses.

 

Evolution dans ces parutions publicitaires, la première en :

 

-1888, propose « préparations en tous genres, Dorure-Argenture et Nickelage »

-1893, en plus des mêmes propositions, se rajoute « réparations de montres, prix modérés »

-1895, en plus « spécialité de bijouterie pour deuil »

-1904, en plus « achat et échange de vieil or et argent »

-1906, en plus « toutes réparations sur neuf ou ancien, rapide et pas cher »

-1907, en plus « également travail du bronze »

-1908, en plus « rappel de la fondation du commerce en 1872 »

-1911, en plus « accent sur le fait de spécialisation en bijoux fleurs »

-1913, en plus « apparition première fois du poinçon de Maître ovale avec C.C. et cathédrale de Strasbourg au centre, également médaille d’exposition de 1912″

-1919,   » seule maison Alsacienne fabricant le vrai bijou fleurs »

-1920, « première illustration d’un bijou fleur, une rose et son bouton »

-1921, « changement du poinçon de Maître, forme de losange vertical avec au-dessus E pour Emmanuel, cathédrale de Strasbourg au centre, et la lettre C pour Cellarius   en-dessous »

 

Différents changements d’adresses pour cette période:

–  1878-1885 Schlauchgasse 6 (rue de l’Outre)

–  1886-1887 Meisengasse 28 (rue de la Mésange)

–  1888-1892 Münstergasse 24 (rue du Dôme)

–  1893-1895 Goldschmiedgasse 20 (rue des Orfèvres)

–  1896-1905 Spiessgasse 32 (rue des Hallebardes)

–  1906-1913 Zimmerleutgasse 11 (rue des Charpentiers)

–  1914-1953 Spiessgasse 29 (rue des Hallebardes)

–  1948-1953 Cellarius Emmanuel Rue des Juifs 12

 

M. Conrad Cellarius est sans doute décédé en 1921, puisqu’apparaît dans l’annuaire en 1922, Cellarius C. Vve, et Cellarius Emmanuel Fils. Mes recherches se sont arrêté là, puisque les archives consultable sur internet ne sont pas disponible après, une dernière information le nombre de bijouterie est passé de 28 en 1874 à un pic de 100 bijouteries en 1948, à un nombre de 78 en 1953, cela fera peut-être un jour un autre article sur l’évolution des bijoutiers Strasbourgeois. Vous trouverez sur mon site dans le catalogue catégorie « Bijoux anciens argent » l’une ou l’autre broche de ce fabricant.

Je vous invite, à lire sur mon blog l’autre article régional concernant l’exposition de bijou au Château des Rohan à Strasbourg en 1904, bonne lecture et merci pour votre intérêt.

 

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